Les Hommes s'en plaignent déjà,
Pourtant il n'est rien de plus qui inonde,
Que ces plaintes, lesquelles sur toutes les surfaces,
En se frottant à la noirceur d'un chat,
Va s'incruster dans la terre et lui briser la face.
Ô eternelles saisons!
Vous qui vous modifiez selon vos envies,
Ô cruelles visions!
Faites de cet enfer un paradis!
Pourquoi est-ce un décors si monstrueux?
Il existe des Hommes qui, ce temps, l'apprécient,
Alors qu'a t-il de si ideux?
Qu'un rêve pour soi, qu'un cauchemard pour les autres.
Vraiment à qui se fier ici bas?
A un homme qui crée un rêve et va s'appuyer sur ses apôtres?
Devrait-on lui dire merci?
Alors qu'aujourd'hui plus rien ne va...
Peut-être que je me trompe,
Ma vie abusée par mes emotions,
Mais suis-je le seul qu'elles trompent?
Le rêve crée un véritable monde d'illusion.
J'ouvre les yeux au rythme de mon coeur,
Il bat, aujourd'hui, si fort que j'en ai mal,
Pourtant dans ma tête il n'y a rien de vrai,
Ce que j'ai vu ne m'inspire aucune terreur,
Je m'observe dans le miroir, je suis pâle...
C'était comme si mon esprit et mon sang avaient été absorbés.
Mais de quelle manière? Par qui? Par quoi?
Je ne sais répondre.
Pourtant, dans ce sursaut d'effroi,
J'ai pu comprendre une chose importante,
Le coeur et l'esprit, dans un rêve, peuvent se confondre,
Les sentiments se matérisalisent dans la tête,
Et ce phénomène qui ne m'enchante,
Réussi souvent à mettre mon coeur et mon corps en fête.
Je rouvre une nouvelle fois les yeux et cette fois,
Une jeune femme, tellement belle qu'elle en devient difficile à regarder,
Est devant moi.
Je me lève d'un bon, la salue avec une grâce inconnue,
Puis elle se met à rigoler et disparait.
Je la retrouve quelques pas plus loin, ses mains tendues,
Attendant les miennes,
Mais, elles sont collées et je ne peux les détacher.
Elle s'approche de moi, tellement près,
Que je peux sentir son souffle sur ma peau.
Elle pose lentement ses mains sur les miennes,
Et les referme doucement à la manière d'un étau.
Puis elle ouvre les siennes et les miennes font la même chose.
Je ne peux le croire et pourtant c'est bien réel,
Je n'en comprends pas la cause,
Pourtant, au rythme que les siennes s'acartaient, les miennes se déployaient,
Comme des ailes,
Laissant apparaître un coeur rouge battant,
Devenant soudain, par une force mystérieuse,
D'un blanc éclatant.
Je le vois flotter jusqu'à elle, comme une offrande délicieuse,
Et s'incruster dans son corps divin.
Et la vie s'échappe de mon propre corps.
Elle me tend sa main,
Mais je suis déjà mort...
J'ouvre une dernière fois les yeux,
Elle est là, posée sur moi,
Tandis que je pose mon regard vers les cieux,
Le souffle et l'energie me reviennent soudain,
Parce que ses lèvres m'envoient,
Par un procédé qu'on appelle l'amour,
Un coeur qui n'est pas le mien.
Alors rêve ou réalité,
Sentiment ou spiritualité,
Rien n'est plus important qu'un coeur battant comme un tambour,
Pour la personne que l'on chérie,
Qui peut à tout moment nous redonner la vie.
